
Une étincelle s’en est allée, trop vite mais comme le font toujours les étincelles. Elles scintillent et filent se perdre quelque part, là où rien ni personne ne leur demande de rendre de compte. Guillaume appartenait à cette famille d’hommes étincelle, libre et fragile à la fois. Guillaume un garçon lucide aussi, et c’est là le drame. La lucidité creuse les cavernes de la solitude au fond desquelles bat le cœur des oubliés. Trop vrai pour accepter la compromission, trop beau pour se contenter de cette laideur quotidienne, trop talentueux pour tolérer la facilité, Guillaume était l’homme de la rupture et de la fêlure.
Je le respectais pour son authenticité, je l’admirais pour sa sensibilité si perceptible, il y avait — et bien que je déteste ce type de comparaison — du Patrick Dewaere en lui. Il baladait dans sa carcasse qui l’a tant fait souffrir le rire sourd et pur d’une enfance perdue.
Merci Guillaume d’être venu…
1. Dominique Hasselmann Le 13/10/2008 à 22:32
2. sergio falcone Le 14/10/2008 à 10:33
3. céphée Le 15/10/2008 à 21:41
4. anaka Le 26/10/2008 à 23:34