
J’ignore ce que l’histoire retiendra de la riche personnalité de Franklin Rosemont : sa poésie, son art, ses combats, ses oeuvres. Personnellement, c’est l’immense impression qu’il me fit lorsqu’en 1972 ou 73 je le rencontrai à Chicago. Il était alors particulièrement préoccupé de faire revivre la plus vieille maison d’édition ouvrière des Etats-Unis, et peut-être du monde, la Charles H. Kerr Company. Celle-ci, fondée en 1886, avait jadis introduit le débat marxiste sur la scène politique américaine, et lors de la grande grève de Pullman avait publié le compte-rendu des doléances ouvrières, rédigé par le propre aumônier de cette entreprise. La suite…
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