René Char à l'Isle sur la Sorgue en 1966

 

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Commentaires (2)

1. Alain Paire (site web) 22/11/2008

Je trouve très étonnant et très émouvant ce court métrage. On découvre la silhouette de l'ancien joueur de rugby, le grand marcheur endurant, on perçoit ses manières d'être et son identité profonde de vauclusien. On affectionne le regard des riverains de la Sorgue, le témoignage de son ami Résistant qui raconte combien sa manière de commander le maquis fut ferme et précise. Et puis sous la profération de l'homme du midi, il y a des gestes mystérieux comme dans un film de Bunuel, des égards magnifiques pour les "braconniers de Provence" qu'il faut chausser comme des dieux, des entrevisions sur les nuits quotidiennes d'un grand insommniaque. Dans un récent texte qui est édité chez Pol, Dominique Fourcade insistait sur quelque chose de profond. Il disait qu'on avait beau vouloir minimiser tel ou tel aspect de la poésie de Char, il y eut quelque chose d'extraordinaire et de décisif chez cet homme qui fut à la fois Mallarmé et le chef d'un réseau de résistants, c'est une conjonction de qualités dans la littérature du XX° siècle absolument unique ! Donc mille mercis pour la diffusion de ce document qui rafraîchit notre perception.

2. Océania (site web) 22/11/2008

Emotion de voir, d'entendre René Char !
Toute l'année 2007, dans une prison, une fois par semaine pendant deux heures, des détenus ont fait sa connaissance et de ce fait se sont mieux connus.
Ils se sont sentis intelligents et sensibles
Les poèmes, textes, phrases parfois difficiles les ont éveillés.
C'était bon
C'était bien
C'était beau.
"Il faut trembler pour grandir"(In "En trente-trois morceaux" 1956"

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Date de dernière mise à jour : 26/05/2014