Art brut

 

Le 26 février 1976, à l'instigation de Jean Dubuffet, s'ouvrait à Lausanne le Musée du l'art brut.

Dans ce reportage interviennent Jean Dubuffet, André Pieyre de Mandiargues, Gaëtan Picon et Michel Thévoz. Ce dernier fut le premier conservateur du Musée.

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Commentaires (6)

1. Vermeersch (site web) 28/01/2016

En effet, la méconnaissance de la fonction intransitive du verbe succéder et de ses conséquences orthographiques rend le sens de la faute aussi absurde que de se coucher sur son propre testament.
Le repentir s’impose eu égard à la mémoire d’André Breton pour cette citation fautive.

2. Vermeersch (site web) 25/01/2016

Dans une lettre adressée au Conseil d’administration de la Compagnie de l’Art Brut, le 20 septembre 1951, André Breton écrit : « Pour ceux qui ont suivi de près l’évolution de l’entreprise en question, le concept même de ‘’l’art brut’’ a pris un caractère de plus en plus trouble et vacillant. La soudure organique qu’il prétendait opérer entre l’art de certains autodidactes et celui de malades mentaux s’est avérée inconsistante, illusoire. La liste des expositions qui se sont succédé
au foyer de la rue de l’Université atteste que c’est, de plus en plus, l’art des fous qui a prévalu. Or chacun sait que, depuis longtemps, cet art n’est plus à découvrir. Il n’est rien là dont on puisse se montrer si jaloux ».
En fait ce n’est pas une soudure organique entre les productions d’autodidactes et de malades mentaux qui fut visée par Dubuffet lorsqu’ il inventa la notion d’art brut, mais bien plutôt d’identifier une cause unique pour toute création artistique : « Où est-ce qu’il est votre homme normal ? Montrez-le-nous !... »

Vermeersch P., ‘’Condition de l’art brut à l’entrée du nouveau siècle’’, in Devenir de l’art brut, LIGEIA, numéro 53-56, juillet- décembre 2004

3. arcane-17 (site web) 19/01/2016

Navré mais il y a une faute ! La règle veut que certains verbes parmi lesquels se range "se succéder" restent invariables car ils n'ont pas de complément direct avec qui s'accorder. Ils ou elles se sont succédé (sans e ni s). Aussi, j'imagine mal qu'André Breton, très soucieux des règles de la langue française, ait pu commettre une faute aussi énorme !

4. Vermeersch (site web) 03/01/2016

« La liste des expositions qui se sont succédées… », il n’y a pas de faute d’accord : ‘’succédées’’ se rapporte à ‘’expositions’’.
Cette citation se trouve dans: Dubuffet J., Prospectus et tous écrits suivants, 1, Gallimard, Paris, 1967, p. 202.
Bien à vous, cher F.P.
P.V

5. arcane-17 (site web) 02/01/2016

Bonjour
merci pour votre commentaire. Sauf erreur de ma part, il semble que vous reproduisiez une citation extraite de l'ouvrage dont vous mentionnez les références au bas de votre commentaire. Citation qui serait extraite d'un texte d'André Breton. Or, et pardonnez-moi de réagir sur un autre terrain que le cœur de votre intervention laquelle est importante, mais je suis grandement surpris qu'André Breton ait commis une telle faute d'accord dans cette phrase :"La liste des expositions qui se sont succédées au foyer de la rue de l’Université atteste que c’est, de plus en plus, l’art des fous qui a prévalu." (…) se sont succédées ? Ce qui me conduit à vous demander dans quel livre d'André Breton peut-on trouver l'intégralité du texte concerné ? Merci

6. Vermeersch (site web) 29/12/2015

Dans une lettre adressée au Conseil d’administration de la Compagnie de l’Art Brut, le 20 septembre 1951, André Breton écrit : « Pour ceux qui ont suivi de près l’évolution de l’entreprise en question, le concept même de ‘’l’art brut’’ a pris un caractère de plus en plus trouble et vacillant. La soudure organique qu’il prétendait opérer entre l’art de certains autodidactes et celui de malades mentaux s’est avérée inconsistante, illusoire. La liste des expositions qui se sont succédées au foyer de la rue de l’Université atteste que c’est, de plus en plus, l’art des fous qui a prévalu. Or chacun sait que, depuis longtemps, cet art n’est plus à découvrir. Il n’est rien là dont on puisse se montrer si jaloux ».
En fait ce n’est pas une soudure organique entre les productions d’autodidactes et de malades mentaux qui fut visée par Dubuffet lorsqu’ il inventa la notion d’art brut, mais bien plutôt d’identifier une cause unique pour toute création artistique : « Où est-ce qu’il est votre homme normal ? Montrez-le-nous !... »

Vermeersch P., ‘’Condition de l’art brut à l’entrée du nouveau siècle’’, in Devenir de l’art brut, LIGEIA, numéro 53-56, juillet- décembre 2004

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2014