Varian Fry



À lire :


Auteur : Varian FRY
Éditions : Plon
Année 1997

Juin 1940 : l'effondrement militaire de la France laisse des milliers de réfugiés totalement à la merci des nazis.
Mandaté par une organisation humanitaire, un jeune Américain de trente-trois ans, Varian Fry, diplômé de Harvard, débarque à Marseille. Sa mission : sauver des intellectuels et des artistes menacés par les nazis. Seul, sans moyens ni soutien, il va en treize mois aider quatre mille personnes et en sauver près de deux mille, parmi lesquelles Marc Chagall, Max Ernst, André Breton, Victor Serge, André Masson, Hannah Arendt.
Abandonné par les autorités américaines, il sera expulsé en août 1941 par Vichy, sous l'accusation d'«avoir protégé des Juifs et des anti-nazis».
Dans ce livre, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1945 et resté inédit en France, Fry relate son aventure hors du commun. Un témoignage exceptionnel et bouleversant qui se lit comme un roman d’espionnage.
Devenu une figure de légende en Israël, Varian Fry, un des personnages les plus insolites et les plus fascinants de ce siècle, dont l'action fut comparable à celle de Raoul Wallenberg et d'Oskar Schindler; il mourut en 1967 à l'âge de cinquante-neuf ans.

Couverture : Varian Fry dans les bureaux de la rue Grignan à Marseille (automne 1940), par Lipnitski (© Varian Fry Papers, Rare Book and Manuscript Library, Columbia University).
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Édith Ochs .




Commentaires (1)

1. Guy Ducornet 17/02/2008

Cher Fabrice ,
Je viens de connaître grâce à toi une intense émotion...
J'ai découvert sur ton merveilleux site le film qu'ARTE avait fait sur Varian Fry...
J'en avais vu d'autres mais pas celui-là... et récemment j'avais vu aussi l'expo de la Halle St Pierre, bien sûr ... J'étais également descendu en 1999 à Marseille pour les commémorations en l'honneur de Fry... J'avais retrouvé-là Edouard et Simone Jaguer, venus avec Aube Breton-Elléouët, José Pierre, etc... que je connaissais déjà (surtout Edouard & Simone puisque j'étais à PHASES depuis vingt ans!) --
Mais j'étais à Marseille pour accueillir mon plus vieil ami, Justus Rosenberg, qui arrivait de New York pour témoigner non pas pour les gens célèbres qui avaient pu fuir, mais pour tous ceux qui, comme lui, étaient restés à Marseille et avaient rejoint les maquis (ou avaient été capturés, déportés, exterminés...)
Nous étions allés ensemble à Aix-en-Provence pour voir les oeuvres qui sont aujourd'hui à la Halle St Pierre, avant de revenir en voiture à Paris, en passant par certains endroit où Justus avait combattu la Sten à la main...

Je suis ému parce que le "hasard objectif" veut que mon livre SURREALISME ET ATHEISME soit dédié à la mémoire d'Edouard Jaguer, décédé alors qu'il m'aidait dans sa rédaction, mais d'abord à Justus Rosenberg que j'ai rencontré à New York en 1962 -- il fut mon premier chef de département quand d'étudiant boursier Fulbright aux USA, j'étais resté comme jeune prof de littérature française - (un exil ayant un rapport certain avec la guerre d'Algérie et le Manifeste des 121!) -- et il m'aura fallu vingt vinq ans pour je découvre qu'il était à la villa Air-Bel, tout jeune...
On le voit assis derrière une machine à écrire dans le bureau de Fry! -- et qu'il avait passé la guerre dans le maquis GALLIA -- blessé plusieurs fois, couverts de décorations qu'il n'a jamais portées... et SILENCIEUX! Et il a découvert alors mes relations avec le surréalisme ("vécu", si on peut dire -- mais que je n'ai jamais "enseigné" comme une marchandise ou une spécialité!)...
Longue histoire privée...
Justus est aujourd'hui un des présidents de la Fondation Varian Fry.
Je viens de passer deux semaines fin décembre chez lui dans la vallée de l'Hudson près de New York... Il a 87 ans et il est le seul survivant de cette épopée...
Et le fait de voir et d'entendre Justus s'exprimer en parfait américain dans ce film.m'a beaucoup remué.. (Il parle une dizaine de langues et enseigne encore -- en allemand, français et russe ou polonais à l'université! Sacré monsieur!)...

Amicalement,
Guy D.

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau