L’appel à l’irrespect envers ceux que l’on aime que lance Nunzio D’annibale dans son enregistrement sonore est une invitation qu’on ne saurait refuser. Nadja et Sade s’y rencontrent dans une tessiture à la fréquence hantée. Hantée ? Mais qui suis-je pour parler de cette possession ? Nadja et Sade. Pouvait-on rêver plus saisissante rencontre ? Seuls les corridors du songe ouvrent l’impossible sur le réel intérieur. Nunzio D’annibale l’affirme en faussant les empreintes de sa pensée qui imprime la surface de ce qui est à venir. Son inscription forcée sur la pierre du matérialisme pour s’opposer au pôle magnétique se perd dans un écho où l’on a peine à percevoir un bruissement de retour. On ne brandit pas impunément l’étendard du matérialisme sans aussitôt se heurter à la bonne charpente de la dialectique… Belle rêveuse que cette dernière qui sait si bien tirer le tarot tout en dressant l’inventaire des révolutions évanouies. Mais le piège demeure dans la voix même de celui qui conjure ses rendez-vous. N’habite pas la maison de verre qui le désire…
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