L'anarchisme, c'est quoi ?



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Commentaires (7)

1. ms13 15/05/2012

"La volupté de la destruction est une volupté créatrice."

2. Maxime Girard 24/03/2008

argggghhhhhh....

3. ARCANE 17 24/03/2008

Croyez-vous être le seul à ressentir l'urgence ? Enfin, pourquoi voudriez-vous que le "flambeau" du surréalisme oit transmis aux artistes contemporains ! L'art contemporain qui cherche avant tout à faire sa place dans le système. Voyez Sophie Calle qui exhibe ses échecs sentimentaux en œuvres d'art. Trop de canards et trop de baignoires !! Trop de poudre de perlimpinpin…

4. Maxime Girard 24/03/2008

ah oui je confirme:
je dit Breton avait UNE chance (que j'ai explicitez)
pas DE LA chance

c'est pas la même chose, Mr Pascaud

5. Maxime Girard 24/03/2008

Mr Pascaud,
Quand je parle de chance je n’entend pas renier la somme des atrocités sordides. Non, la chance était dans l’urgence de réaction qu’imposaient les faits. La servitude, l’injustice était visible. Point. Il fallait agir. Aujourd’hui, les camps de concentration sont ouverts nuits, jours et week-end, et d’ailleurs, il n’y en a plus qu’un seul : le monde mondialisée. La différence c’est qu’on s’y ballade gaiement, sans se soucier, et la misère s’installe avec l’assentiment. Oui, la différence c’est qu’aujourd’hui les esclaves n’en n’ont même plus conscience (d’être esclave) et qu’ils s’échangent à tour de rôle la casquette du tortionnaire. Alors c’est certain, malgré que je ne me m’éprendrais pas en posant le moindre regret sur cette sale période des deux guerres, aujourd’hui ça craint à mort aussi. Hier je me promenais dans la rue et des gens m’attrapait le col, les yeux exorbités et les cernes en bandoulière en criant : « je suis heureux, je suis heureux ! ». Vous imaginez où on en est. Une marée d’aveugle. Et y croassent en plus.

Pour l’ « échec », reprenons de façon scolaire :
Un bateau qui n’atteint pas sa destination et se perd sur un rivage inconnu, on dit qu’il s’échoue. Pourtant il n’est perdu factuellement que pour ses commanditaires, il n’est pas perdu pour le monde des hommes qui pourrait dans les temps à venir, par hasard ou par un soudain intérêt, prospecter les mers pour le retrouver. Voilà le constat du surréalisme, les hommes n’y ont rien compris, le flambeau ne s’est pas transmis encore moins pour les artististes contemporains qui s’amusent comme des branquignols avec son cadavre. Vous ne m’avez pas compris c’est certain. Pourquoi monter si vite sur vos gonds de défenseurs acharnés du surréalisme ? (On n’est pas chez SURR, je croyais, avec vous…vous savez la résidence Arcadie des vieillards nostalgiques). Je ne parle pas d’échec mais de PERDITION.

Pour la bourgeoisie referez vous à notre manifeste, ça ira plus vite :
http://pas.du.tout.free.fr/manifeste-des-camelots-d-oarystis.html
Résumé : le commerce est partout, la bourgeoisie est le commerce, la bourgeoisie est partout, (les frites aussi sont bourgeoises…j’ai un mal de ventre ce soir, vous imaginez même pas…si vous avez du spasfon je veux bien).

Ah aussi vu que je sens poindre une peur bourgeoise ( ce fameux « bouclier de la méfiance »)dans vos propos : non je vais vous décevoir, nous ne sommes pas des fascistes, nous sommes ouverts à toutes les propositions sincères et acceptons tous les bras courageux : nous voulons VRAIMENT construire Oaristys, une ville pour tous les gens qui veulent être libre, qui sera tel que la voudra chaque homme qui participera à sa construction une ville pour les vrais surréalistes quoi, avec le règne de l’art sur le monde, la poésie réalisée en toutes choses, l’amour, et tout ça…finis la branlette, quoi.

Pour l’exacerbation du moi profond : et bien, par définition ce n’est pas à moi de répondre, chaque homme doit par lui-même se confronter et plonger dans la haute vague de ses désirs. Oarystis doit répondre à cette seule nécessité: inciter le développement des singularités. Des hommes libres quoi.

Monsieur, si m’on message vous a semblez une agression, je dois reconnaître qu’il a dévié de son but premier : vous faire ressentir l’URGENCE.


Un ami de Breton n’en doutez pas,
Maxime Girard de Mailly pour les camelots d’Oarystis

6. ARCANE 17 24/03/2008

Cher monsieur,

merci pour votre commentaire et de l’intérêt que vous manifestez pour ce site ; les réactions ne sont pas si nombreuses…
N’était l’impérieuse nécessité de clarifier certains points de votre intervention, je m’accorderais entièrement sur le fond. Nous vivons, certes, une époque où le mélange des genres, le culte du moi, l’admiration pour "le tout people" noient chaque jour un peu plus les consciences. Si, comme vous le soulignez, les camps étaient nettement définis du temps de Breton, les risques encourus par ceux qui ne voulaient pas rentrer dans la norme abjecte, n’étaient pas pour autant minimes. Vous parlez de « chance », curieux terme pour délimiter les genres lorsque ceux-ci ont conduit aux pires atrocités que nous connaissons tous, du moins j’ose l’espérer. Vous dites, je vous cite : « Le surréalisme n’a pas échoué, il s’est échoué sur une île lointaine (…) » J’avoue ne pas très bien voir la nuance… Prononcer le mot « échec » pour parler du surréalisme est déjà en soi un signe des temps pour ne pas dire un poncif. Nombreux sont les fossoyeurs qui ont sonné le glas de ce mouvement sans jamais pouvoir localiser sa pierre tombale. Le cimetière n’est pas du côté que l’on croit ! Le surréalisme n’a pu échouer car son projet initial demeure encore à l’ordre du jour. Relisez attentivement le manifeste de 1924 et vous vous apercevrez, j’en suis sûr, que tout reste à faire… et à défaire.
Vous fustigez la pensée libertaire et la connaissance livresque. Vos propos me font brandir le bouclier de la méfiance. J’avoue ne pas très bien vous suivre dans vos arguments, ou je crains de trop voir où ils peuvent conduire. Vous parlez d’un tout bourgeois, mais, dites-moi, qu’est-ce que la bourgeoisie de nos jours ? Il n’y a plus que Chabrol pour voir encore le monde petit bourgeois à travers ses lunettes de provincial… Qui peut prétendre échapper au jeu de la mouche prise au piège de la toile d’araignée libérale ? Les fils sont partout ! Vous-même qui vous exprimez sur le net êtes l’une de ses mouches collées sur l’un de ces fils. La prise de conscience commence par l’observation du bout de ses chaussures afin d’éviter les faux pas, le plus possible. « L’exacerbation du moi profond », telle est votre formulation. Pour aussi séduisante qu’elle soit, pourriez-vous me dire vers quoi devrait tendre ladite exacerbation ? Quelle est la nature de cette « réalisation permanente sur tout le globe » dont vous parlez ? Mes propres déambulations dans lesquelles il m’arrive de me perdre m’indiquent davantage le grand nord alchimique.
Vous m’offrez comme alternative soit de vous rejoindre soit de faire faillite. Pour ce dernier point, veuillez me pardonner, mais l’heure n’est pas encore venue pour moi de déposer le bilan.
Quant à Oarystis, j’attends que vous m’en indiquiez la latitude et longitude, à moins qu’il ne s’agisse d’un plan perdu de M. More…

7. Maxime Girard 24/03/2008

Petite mise au point courtoise (pour le moment)

Mr Pascaud,

Je ne mettrai pas sur la balance le formidable travail de regroupement que vous effectuez à l’heure actuelle sur le mouvement surréaliste. Il y a la une nécessité d’ordre moral, pour qui veut connaître l’effervescence et la liberté qui animai ces hommes, pour qui veut savoir qu’une activité créatrice écartée des influences prosaïques et veules du quotidien marchand a pu déboutonner le veston dominical. Néanmoins, je ne saisit pas votre attachement à faire le pont avec les divers mouvements et manifestations libertaires d’aujourd’hui (fédération anarchiste et salon du livre libertaire ; comment d’ailleurs peut on encore croire à ces sottises, les livres ne lèvent plus les barricades et plus personne ne lit d’ailleurs autrement que pour s’injecter un foutre sentimentalo-somnifère).

Le surréalisme n’a pas échoué, il s’est échoué sur une île lointaine, convoité par les uns, et dont la brume cache la beauté inexorablement au curieux. Quelques-uns y ont encore une place cendreuse où le retrait et une contemplation intransmissible prend le dessus. Le reste, l’image amoindrie du surréalisme qui survit dans nos sociétés modernes, est une imposture qui ne provoquera aucun sursaut dans la tête des hommes conscients de leur précaire condition servile. Ainsi, ces formes suprêmes de la parole inconsciente que le surréalisme a déchaîné ne retrouveront leur place privilégiée qu’à l’heure où nous en aurons finis avec l’urgence vitale d’un effondrement irréprochable des illusoires prérogatives recouvrant de son voile soyeux, et jusqu’à la nuit complète, l’esprit humain. Faire de la poésie, dans ces circonstances, et penser surtout à la transmettre pour je ne sais quel révélation-révolution de ses lecteurs, c’est sortir le drapeau blanc souillée du blanc encore plus clair du souvenir de la pureté.
Breton avait une chance : curés ou nationaliste, poètes d’états ou symbolistes, stalinien ou nazillon, ces ennemis étaient facilement distinguable et leur idéologie précise, quand nous avons à faire à une menace diffuse et qui, par définition, ne pourvoit à aucune pensée.
Mon ras-le-bol devant la mouvance anarchiste est évident : quand j’entend la rengaine d’une lutte des classes, je ne peut que m’exaspérer. Rappelons les faits : nous sommes rentrés dans l’ère du tout bourgeois : le bourgeois est bourgeois, l’ouvrier est bourgeois, le rmiste est bourgeois. Parce que cette lutte n’est désormais qu’une résolution aveugle de mouvement ascendant des esclaves vers l’idéal de richesse bourgeois : l’augmentation des salaires, la diminution des heures de travail cela ne répond qu’au désir de s’approcher d’un modèle de vulgarité qu’incarne le bourgeois réalisé. C’est sale. Aucune réelle volonté d’émancipation dans ces mouvements, aucune discours sur la révolte intérieure, le grand tourbillon, l’exacerbation du moi profond.
Nous n’avons qu’un seul but, Mr Pascaud : désenclaver cette île où végètent les diamants de l’homme et obtenir les modalités qui permettent leur réalisation permanente sur tout le globe.
C’est une ville, nous l’appelons entre nous : Oarystis.
Et à chaque fois le frisson nous emporte.

Rejoignez-nous ou faites faillite.

Pour les camelots d’Oarystis,
Maxime Girard de Mailly

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