La claire tour

Texte d'André Breton dans lequel il s'interroge sur le pourquoi de l'impossibilité de "fusion" entre le surréalisme et l'anarchisme.
Pour obtenir le texte, cliquez sur la une du Monde Libertaire qui titrait en novembre 1966, c'est-à-dire deux mois après la disparition d'André Breton :
Breton est mort, Aragon est vivant…
C'est un double malheur pour la pensée honnête.





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Commentaires (6)

1. Pascale B. 29/03/2008

:) mais de rien mon Fabrice et ne réfléchit pas trop, je laisse au vent le soin de faire courir ces lignes.
Maxime.girard: j'y penserai Monsieur, j'y penserai...lors de mes voyages entre 2 atolls

2. maxime.girard 28/03/2008

c'est bien beau tout ça mais moi j'ai faim dans mon ventre et je dois aller au salariat tous les matins avec mes chaussures de sécurité en plastique.
vous auriez pas un pain au chocolat un peu moins poétique pour moi (mais avec plus de beurre) ? s'il vous plait , madame! soyez pas radine!

3. ARCANE 17 28/03/2008

Les jolis commentaires que voilà ! Cela mériterait que j'ouvre un blog uniquement avec ceux-ci… M'en vais y réfléchir :)

4. Pascale B. 28/03/2008

Naufrage volontaire d'Île ou Elle :)
Je me suis encalminée dans les effluves d’un passé aux odeurs d’airain froissé contre la pierre d’un quai. Naufrage volontaire à corps perdu-retrouvé.
Sombres ruelles Parisiennes où le Frangipanier se languit sur le bois de fer, où les manteaux lourds d’opaline se bataillent contre les corps nus pain chocolat.
Ma vision s’altère pour prendre formes nouvelles des grains de sables oubliés dans la chaussure qui monte l’escalier à l’envers des bâtiments verre de gris.
Les fenêtres s’ouvrent sur une Seine corallienne et la gorgone est une princesse de voile orangé privée de ses pouvoirs maléfiques. Elle étend ses bras d’une fragilité de laque et protège le tout venant de l’immensité soudaine bleue de nuit. Elle ne fait plus illusion qu’ auprès des poissons clown qui se pétrifient en son sein…chassé croisé de volutes bleue thé.
Les châteaux de brume ont des tourelles d’oriflamme et gardent toits ouverts sur la voie Lactée.
Les livres des quais d’effeuillent sous les papillons pourpres et s’évertuent , entre deux danses feu follet de décrire l’imaginaire sans en capter ni l’essence ni la texture.
Qu’importe, des yeux clairs d’enfants ou de vieillards tous deux trop jeunes pour ne pas en comprendre le sens, tourneront les pages et poursuivront les élans papillons dans les champs d’améthyste.
Le bateau crisse sur le récif d’où surgit des musées aux toiles multiples. Echange de lin aux coutures serrées et de palettes jaunes et bleues. La femme au cent visages à des allures de sirène, une odeur printanière à l’oreille et un goût salin sur les lèvres.

Pascale

5. ARCANE 17 28/03/2008

Pascale, a être tant sur ton île, on va finir par la baptiser "Elle"…
Bisous

6. Pascale B. 28/03/2008

Admirable texte. D'un autre côté, pourquoi s'interroger sur une éventuelle fusion? La nécessité d'une fusion serait-elle si grande en ce vaste monde pour que 2 courants de pensées qui se rejoignent en de nombreux points seraient obligatoirement fusionnelles pour ne former qu'une?
La pensée Libertaire a bien ça pour elle: laisser les libres courants de la liberté vraie se rejoindre ou bien s'éloigner selon leur bon vouloir, prendre des chemins différents pour tendre vers "la claire tour" le principal étant de défendre les mêmes droits.
Tirer la couverture chacun vers soi est le propre de l'homme "non-libre", saluer l'action que l'on trouve honorable chez le voisin pour faire que l'homme soit plus libre est le DEVOIR de l'homme qui se dit libertaire ou surréaliste. On ne peut mettre de côté ceux qui combattent pour les même causes sous prétexte qu'ils n'ont pas le même drapeau ou la même synergie (et là, je réponds partiellement aux commentaires laissés sur ce site dans "l'anarchisme, c'est quoi?"
Bisous câlins de mon île qui n'est pas qu'une image

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