Une goutte d'éternité

Auteur : Alain Joubert
Éditions : Maurice Nadeau
Année : 2007
Prix : 16 €

Soudain, une femme n'a plus que quelques mois à vivre. Avec son compagnon, l'auteur, elle a près de cinquante ans de vie commune. Tous deux ont vécu l'aventure surréaliste auprès d'André Breton, et leur conception de l'amour est en phase absolue avec leur adhésion au Mouvement qui a transformé en grande partie l'entendement humain depuis des décennies.
Ils se sont trouvés à la faveur d'une incroyable série de circonstances qui rendent leur « rencontre » parfaitement emblématique de ce qu'est « la rencontre surréaliste » : Alfred Jarry, André Breton et la guerre d'Algérie y sont pour quelque chose ! Leur vie est riche d'événements artistiques, poétiques, politiques et historiques. On les retrouve chaque fois que l'esprit du temps est confronté à l'esprit de révolte, et leur volonté de vérité est à la mesure des situations auxquelles ils doivent faire face.
Mais leur rapport à la mort est aussi radical que leur rapport à l'amour. Ni l'un ni l'autre ne peuvent supporter l'idée que la vie doive se terminer sous le contrôle total de la médecine et de l'acharnement thérapeutique qui, trop souvent, l'accompagne. Ils vont faire en sorte de brûler la politesse à la mort qui rôde et à ses acolytes qui guettent et, pour cela, prendre tous les risques. Nicole - femme d'une qualité rare - deviendra la fille de l'air grâce à l'action d'Alain. Une « goutte d'éternité », venue du fond des âges, pourtant demeurera ...
Ce livre, écrit « à chaud » par Alain Joubert, juste après la mort de sa compagne de toute une vie, est un bouleversant cri d'adieu et d'amour dont l'authenticité éclate à la lecture. A la fois récit, témoignage, essai et provocation poétique, le texte est présenté comme un « hybride » par son auteur, là où l'on dirait habituellement « roman ». Il s'agit bien d'un ouvrage de caractère exceptionnel.

Alain Joubert est né à Paris en 1936, où il vit toujours. Dès 1949, se prend de passion pour le cinéma et fréquente assidûment la légendaire cinémathèque de l'avenue de Messine. Parallèlement, se livre à la compétition cycliste, tandis que le jazz occupe une place de plus en plus importante dans sa sensibilité.
Découvre le surréalisme en 1952 et, trois ans plus tard, rencontre André Breton.
Participera dès lors à toutes les activités surréalistes jusqu'à l'autodissolution du groupe décidée par la déclaration SAS, rédigée en 1969 à son initiative. Il rendra compte de ces épisodes décisifs dans son livre Le Mouvement des Surréalistes ou Le fin mot de l'histoire, édité en 2001 par les soins de Maurice Nadeau, livre désormais indispensable à toute « histoire du surréalisme » qui se voudrait exhaustive.





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