Éditions DILECTA
Prix : 26€
S'APPUYANT SUR DE TRÈS NOMBREUX DOCUMENTS, souvent inédits comme les lettres de Guy Debord à Marcel Mariën,
Surréalistes et situationnistes, vies parallèles décrit l'histoire des relations mouvementées entre les surréalistes et Guy Debord et ses amis.
La rencontre d'André Breton et de Guy Debord n'a jamais eu lieu. Selon Debord, Breton et le surréalisme appartenaient au passé que la Seconde Guerre mondiale venait d'engloutir, en sorte que tout était à recommencer.
Mais tout en rejetant avec mépris le surréalisme vivant, les lettristes radicaux qui ont pris en 1957 le nom de situationnistes n'ont pu échapper à toute forme de ressemblance : c'est avec le sentiment d'être en terrain connu que de jeunes surréalistes de la dernière vague (1946-1969) sont entrés en relation avec Debord et quelques-uns de ses amis au milieu des années 50.
Ça commence bien disait le tract qu'ils rédigèrent de concert ...
mais ça finit mal.
(Chercheur associé à l’lMEC (NSTITUT MÉMOIRES DE L’ÉDITION CONTEMPORAINE), Jérôme Duwa travaille sur les archives surréalistes conservées par cerre institution et se consacre aux avant-gardes du XXè siècle.)
Note : Cette étude manquait. M. Duwa expose les faits avec prudence, sans se perdre dans des considérations psychanalytiques qui ne feraient qu'opacifier et dévier de sa trajectoire le désir même de son auteur. Au bout du
conte, mon opinion se renforce après la lecture de ce livre :
ma demeure ne peut être autre que la constellation surréaliste !
Commentaires (2)
1. Serge Thomas 01/02/2011
Rapporté par Gérard Guégan, Ascendant Sagittaire, Parenthèses, 2001, pp. 207-208.
"Mon cher Gérard, vous n’ignorez pas, bien sûr, que nous avons beaucoup vu Debord entre 89 et 93", dit-il en plissant malicieusement les yeux.
Je hochai la tête.
"Nous nous sommes vus rue du Bac, en Auvergne, en Normandie, partout! Il était très demandeur sur le surréalisme. Breton l’obsédait. Il voulait tout savoir sur lui. Le temps où, lettriste, il l’accablait de reproches, était révolu. A force, ce regain d’intérêt nous lassa, d’autant que Debord cherchait par tous les moyens à ce que nous prolongions au-delà du supportable notre séjour chez lui."
2. Serge Thomas 01/02/2011
Dans son dernier livre, "Cette mauvaise réputation...", Debord fait allusion à deux reprises à A. Breton :
" André Breton, dans l'Anthologie de l'humour noir, avait sur-le-champ montré dans Jarry la préfiguration des discours des "procès de Moscou". " p 28
" André Breton avait été souvent en butte aux faux témoignages de véritables surréalistes repentis de tout ce qu'ils avaient fait de grand. " p 60
Ces références à Breton confirment à l'évidence le témoignage d'Annie Le Brun.