Antonin Artaud, ce Désespéré qui vous parle de Paule Thévenin

Auteur : Paule Thévenin
Éditions : essais/Seuil
Année : 1993


En 1946, Antonin Artaud sort de l'asile de Rodez. Des amis, Arthur Adamov et Marthe Robert entre autres, s'entremettent pour lui trouver un hébergement en milieu médical, proche de Paris. Une jeune interne en psychiatrie, Paule Thévenin, âgée de vingt-trois ans, rend visite au docteur Delmas qui a une maison de santé à Ivry et avait soigné Roger Gilbert-Lecomte et la fille de Joyce. Il accepte de loger Artaud dans un bâtiment à l'écart où il pourra écrire en toute liberté. Artaud, qui a l'habitude de dicter ses textes une fois rédigés, demande à Paule Thévenin de les taper à la machine. Il lui dicte différents textes, dont le célèbre Van Gogh le suicidé de la société.
Artaud meurt en 1948. Après diverses difficultés de mise en route, les éditions Gallimard confient l'édition des Œuvres complètes à Paule Thévenin, seule capable de déchiffrer l'énorme somme des manuscrits et d'en établir une copie conforme à la lettre et à l'esprit de l'auteur du Pèse-nerfs. C'est le début de l'une des plus étonnantes aventures de l'édition contemporaine : Paule Thévenin y consacrera sa vie, son énergie et son talent de scribe et d'exégète en publiant, à ce jour, une trentaine de volumes, des premiers poèmes aux Cahiers de Rodez et aux Cahiers du retour à Paris. A l'édifice, énorme et flamboyant, des textes, s'ajoutera, en 1986, l'ensemble des Dessins et Portraits, qu'elle présentera en collaboration avec Jacques Derrida.
Le présent livre rassemble les écrits de Paule Thévenin consacrés à Artaud, préfaces, commentaires de textes, élucidations, recherches généalogiques, entretiens, récits anecdotiques. Travaux incessants, exercices de la fidélité esthétique autant que de l'admiration familière, ces essais ont accompagné le travail de l'édition des Œuvres complètes comme un témoin, comme une lumière.





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Commentaires (1)

1. rossignol daniel 19/12/2011

quoi dire ,je n'ai plus mes mots et pourtant ils se ramifient dans une pensée qui me pousse encore à dire , plutôt à hurler notre désespoir..que le monde est si mal fait pour ses artistes mit à l'écart , et cette voix de Paule si devenue chère à mon oreille ,cette voix de femme si familière pourtant..que je ne connais qu'aux travers d'un enregistrement ,ces voix chères des disparues qui nous racontent enfin l'agonie des morts.. dont on entend encore le frémissement des larmes

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