Alain Bashung

À présent (et depuis toujours), il voyage en solitaire.
 Toi qui as su composer avec tant d'humanité cette liberté couleur d'homme. Toi qui m'as tant porté sur ton trapèze lors de mes moments de désespoir sans fin. Maintenant, "Monsieur rêve", et c'est bien mieux ainsi. Au revoir, l'ami

Fabrice Pascaud

 

 

 

 

 

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Commentaires (8)

1. Didier (site web) 15/03/2009

Quelque chose était dans l'aire,
une crinière,
un marin débraillé,
un aperçu d'ailleurs,
des mers aux sels lucides
c'était l'heure dissociable de l'homme,
mais jamais du poète.

2. Dominique Jourdain 15/03/2009


Merci à Fabrice Pascaud de susciter ainsi le sensible et l'indicible.

"La Révolution est l'évolution du Rêve", écrivait Leiris.
Bashung, en nous transportant dans son rêve, couve notre naturelle révolte.
Et pas seulement dans son chant ou ses songes : Son dialogue avec Arno dans "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" reste d'une vérité exemplaire.

3. Arcane 17 15/03/2009

@ Evelyne : merci pour vos paroles chaleureuses et vos appréciations. Je tacherai de rester constant…
@ Alain : Breton était hermétique à la musique, comme vous le savez. Pour ma part, je me range du côté de Nietzsche : "Sans la musique, la vie serait une erreur."
@ Dominique : rassurons-nous, les hommes libres et les poètes sont irrécupérables par le pouvoir et ce quel qu'il soit.
@ Odile : C'est bien de toi ce massage à fleur de peau.
@ Clarablue : sois la bienvenue. Merci pour tes paroles si belles, si vraies et si sensibles. Nul doute que "l'homme loup" saura les recevoir en plein cœur.

À vous tous, merci pour votre sensibilité. C'est vous qui donnez sens à l'existence de ce site et c'est donc pour vous qu'il continue d'exister.

4. Clarablue 15/03/2009

La nuit tombe et les poètes sont réapparus, heureux d'accueillir l'homme loup dans la forêt des magiciens. Ils l'attendaient depuis plusieurs jours et avaient préparé la grand fête du retour de l'un des leurs. Si cette terre offre bien des révoltes, le monde où te trouve Alain est semé de fleurs d'amour. À toi à présent de les cueillir...

5. Odile Andrieu 15/03/2009

Merci Fabrice, c'est bien de toi d'écrire comme ça, si beau, pour ceux que tu aimes. Merci d'avoir "porter" de ta plume celui qui a su allumer nos pétards, et nos esprits, et nos coeurs. Aujourd'hui, vois-tu, le mien pleure. C'est tout ce que je peux dire.

6. Dominique Hasselmann (site web) 15/03/2009

La récupération indécente d'Alain Bashung faite, in extremis, par le président de la République, qui revient de son séjour touristique au Mexique, hébergé par un homme d'affaires douteux, montre comment le pouvoir cherche à laminer et passer à l'essoreuse tout esprit libre.

Alain Bashung n'a jamais voulu "charmer" (sic), il était un poète authentique et révolté contre ce monde. Sa voix est en nous.

7. Alain Paire (site web) 15/03/2009

J'aime beaucoup qu'on vienne immédaitement nous parler de Bashung dans la nuit, et chez André Breton.

8. Evelyne Abitbol (site web) 15/03/2009

Un au-revoir à l'ami Bashung et merci à vous, Fabrice Pascaud, de nous alimenter ainsi... aussi majestueusement! Merci pour ces heures magiques! Je ne cesse de revenir, réécouter, lire, etc. Mille et une fois, pour ce travail gigantesque, merci!
Eve (Evelyne Abitbol)

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Date de dernière mise à jour : 29/05/2014