Éloge de l'amour - Alain Badiou avec Nicolas Truong

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Édition : Flammarion - Coll. Café Voltaire
Année : 2009
Prix : 12€

Parler d'amour n'est jamais simple. Que n'a-t-on pas dit, écrit, chanté, combattu au nom de l'amour ! Ce mot si fort, chargé de tant d'espoirs, d'attentes, de drames et de souffrances. Alain Badiou dans cette série d'entretiens avec Nicolas Truong nous parle de l'amour à la fois dans sa dimension philosophique, politique, artistique, littéraire, mais aussi et surtout dans son rapport à l'autre, c'est-à-dire sa vibration amoureuse et chancelante jusqu'à l'amour fou. L'amour n'est pas seulement lié au miracle de l'instant mais également à son rapport à la durée sur laquelle Alain Badiou nous invite à réfléchir. Non, il ne s'agit pas d'un roman d'amour, mais — et vous l'aurez compris — d'une réflexion sur la nature même de l'amour. Alain Badiou avec acuité et sensibilité nous livre ici sa propre vision et sa conception de l'amour. Comment ne pas partager ses paroles :
« La conviction est aujourd'hui largement répandue que chacun ne suit que son propre intérêt. Alors l'amour est une contre-épreuve. L'amour est cette confiance faite au hasard. »

Un livre qui réconcilie avec la vie

Fabrice Pascaud

 

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Commentaires (5)

1. educomix 10/01/2010

Dans la série "éloges" Erasme à dépeint la folie il y a près de 500 ans, mais plus près de nous, Henri Laborit dans son "Eloge de la fuite" consacre un chapitre à l'amour... Laborit le décortique le dépèce, le profane et de ce fait l'illumine, le sort de son trou, des profondeurs où il règne en maître absolu pour l'exposer aux lumières de la raison car que n'a t-on fait au nom de l'amour? C'est par amour que Calvin brûlât Servet à Genève, mais oui pour sauver son âme des enfers où son hérésie l'aurait conduit, toutes les sorcières du moyen âge au lumières, c'est par amour qu'elle on été torturées, qu'est-ce que la souffrance du corps, du temporel face à celles de l'âme et de l'éternité. Par amour des pères on tués leurs femme, des mères leurs enfants... et pourtant ces je t'aime que l'on aurait voulu entendre, que l'on aurait voulu dire et que secrètement on recherche parfois désespérément, ces je t'aime que l'on entend et voit sur le grand écran semblent être ce qui dans la vie est le plus important. Je n'ai pas lu Eloge de l'Amour, en revanche, outre la lecture de l'éloge de la fuite, j'ai vu tous les films de John Cassavetes et je voudrais vous présenter une de ses citation tirée du site www.cineclubdecaen.com voici : "A mon avis tout le monde a besoin de dire : Où et comment puis-je aimer ? Puis-je être amoureux ? Pour pouvoir vivre, pour pouvoir vivre en paix. C'est pour ça que mes personnages dissèquent vraiment l'amour, en discutent, le tuent, le détruisent, se blessent etc... Dans cette polémique verbale de la vie. Le reste ne m'intéresse pas vraiment. Ca en intéresse peut être d'autres, mais moi j'ai une idée fixe. Tout ce qui m'intéresse c'est l'amour." et j'invite ceux qui ne connaîtraient pas ce grand réalisateur, évidemment boudé par Hollywood, à visionner ses films, parfait complément à toute littérature qui aborderait le sujet

2. arlequin (site web) 31/12/2009

Bravo pour cette note sur un auteur que j'apprécie, d'autant plus lorsqu'il s'attache à ce type de sujet.
Bon réveillon, Fabrice, avec plein d'amour autour de toi...
et très bonne année 2010.

3. Arcane 17 31/12/2009

@ Jean-Jacques : quelle belle surprise de vous lire à nouveau, en cette fin d'année ! Oui, comme vous le dites, il y a des comètes précieuses et ce livre en est une. Beau, intelligent… et inattendu.

@ Monique : ma foi, vous me laissez sans voix. Moi et les chiffres, si vous saviez ! Mais la 222 n'est pas encore venue et elle ne saurait tarder.

4. Monique THIERRY 31/12/2009

221ème newsletter et dernière. Nous allons rater le 222 : un carré magique d'inverses de nombres premiers basé sur 223 dans la base trois a une constante magique de 222.
Vous allez me manquer.

5. Jean-Jacques Fourmond 31/12/2009

Comme j'aimerais que la vie me permette de réagir plus souvent à vos nombreuses mises en ligne ! Mais Debord l'a dit : "Il y a des matins émouvants mais difficiles."
Hélas ! la constellation "Arcane 17" est déjà sur le point de s'éteindre : le ciel surréaliste en sera assurément beaucoup moins beau.
Heureusement que continueront à passer des comètes comme ce précieux livre d'Alain Badiou. Badiou, qui, interviewé sur France Culture à ce propos, a eu cette phrase magnifique, que je cite de mémoire : "Il faut malgré tout donner sa chance à l'amour."
Il n'est pas de mot d'ordre plus impératif dans ces temps troublés.

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