À lui

13 ans, jour pour jour, que Léo a pris « ses jambes migratrices » et s’en est allé faire un tour du côté de la voie lactée. Plier bagage un 14 juillet, une belle façon de faire entorse au pas cadencé tricolore sur la Marseillaise ! 13 ans que sa voix ne se conjugue plus au présent mais dans l’éternité de l’instant, là où l’amour, la beauté et la révolte se lovent dans les draps défaits de la poésie.
Léo et l’anarchie libre. En dehors du sectarisme raide comme un cadavre qui n’a plus rien d’exquis. L’anarchie dogmatisée n’est plus l’anarchie mais un vieil oiseau déplumé qui s’invente un ciel du fond de sa cage. Léo et l’utopie. Unique. Visionnaire. Contre ce lamentable calcul : la soustraction de ce qui constitue le plus de la société et la division qui en est le produit brut laissant sur le bas-côté les non-pris-en-compte payer la facture. Léo et l’amour, libre aussi. L’amour fou, filtre libertaire contre l’aliénation de la pensée commune. Léo et les mots comme une lame qui taillade le verbe pour en libérer la quintessence. Léo et la tendresse, fragile comme les premiers battements de cils de l’inconnue et les caresses invisibles de l’imaginaire. Léo et la colère tel l’orage dont les éclairs percent les nuées du non-dit pour nous faire découvrir les terres de More… là où la vraie vie se réinvente à chaque foulée. Léo et la solitude, le repaire des âmes de nuit qui fondent leur propre lumière sur les braises du désespoir. Léo et la lucidité, cette curieuse maladie qui creuse l'exil intérieur.
Léo et La technique de l’exil qu’en ce jour du 14 juillet 2006 je vous donne à lire.
La parole est à Léo…

Fabrice PASCAUD
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