Aimé Césaire (26 juin 1913 - 17 avril 2008)

Une page de l’histoire de l’humanité et de la poésie (comment l’une pourrait-elle exister sans l’autre ?) s’en va avec M. Aimé Césaire. J’étais alors fort jeune lorsque je lus pour la première le « Cahier d’un retour au pays natal. »  Cette émotion qu’on appelle poésie dont parlait Pierre Reverdy, je l’ai ressentie à cette lecture. La beauté, la luxuriance de sa langue ont exercé et exercent encore un véritable enchantement sur moi. La langue de Césaire comme une brise au petit matin lorsque nos rêves sont encore à portée de regard et nous réconcilient avec la réalité. Les mots de Césaire comme des clefs qui dévergondent la porte des songes ! La clameur de Césaire comme un tonnerre d’étoiles sur les épaules de l’ombre qu’épouse l’aurore. La révolte de Césaire comme un cri qui éventre le corps d’une liberté bâillonnée.

Son départ, peu de temps après celui de Julien Gracq, me touche infiniment. Est-il nécessaire d’en dire plus ?


Au revoir Monsieur Césaire. Votre voix et votre révolte couleur d’homme demeurent.

Fabrice PASCAUD
17 avril 2008

 
 Discours sur le colonialisme, ici



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Date de dernière mise à jour : 26/05/2014