
Une page de l’histoire de l’humanité et de la poésie (comment l’une pourrait-elle exister sans l’autre ?) s’en va avec M. Aimé Césaire. J’étais alors fort jeune lorsque je lus pour la première le « Cahier d’un retour au pays natal. » Cette émotion qu’on appelle poésie dont parlait Pierre Reverdy, je l’ai ressentie à cette lecture. La beauté, la luxuriance de sa langue ont exercé et exercent encore un véritable enchantement sur moi. La langue de Césaire comme une brise au petit matin lorsque nos rêves sont encore à portée de regard et nous réconcilient avec la réalité. Les mots de Césaire comme des clefs qui dévergondent la porte des songes ! La clameur de Césaire comme un tonnerre d’étoiles sur les épaules de l’ombre qu’épouse l’aurore. La révolte de Césaire comme un cri qui éventre le corps d’une liberté bâillonnée. Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.