L'ÉVASION DOIT RESTER AU BOUT DES DOIGTS, COMME UN JOUET QUI SE BALANCE. (PICABIA)

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le savoir libère ou enferme?

lundi 26/05/2008 à 10:24
arlequin
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la consultation d'un site passionnant que tu m'as indiqué Fabrice (Traverses vives) et en particulier la lecture de ce qui est dit sur Gustave Mirbeau, a ravivé en moi cette grande question de savoir si c'est par l'éducation, la connaissance, la culture que l'homme a une chance de se libérer .
Il est difficile de prétendre le contraire! Pourtant une expression de Mirbeau "en te fourrant dans la cervelle le moins d'idées possible," peut prêter à confusion.
Mais j'imagine que ces "idées", héritages des jésuites qui l'ont formé, sont pour lui tous ces "préjugés" qui conduisent au conditionnement et donc aux fanatismes!
à+
ARCANE 17
lundi 26/05/2008 à 10:35
Arlequin ! Quel plaisir de te voir ici "parmi moi" ! Effectivement, la phrase que tu soulèves se réfère à l'abrutissement et à l'inculcation d'un savoir qui sert non pas à édifier l'homme mais à l'avilir, à le conditionner dans le sens d'un savoir formaté. Ce savoir ayant pour but d'en faire un petit citoyen respectueux du droit de l'état, droit qui immanquablement se retournera contre lui dès les premiers signes de révolte. L'éducation jésuite qu'avait reçue Mirbeau lui a permis d'évaluer toute la porté aliénante d'un tel type d'éducation.
À bientôt J'espère
arlequin
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mardi 27/05/2008 à 10:12
tout à fait d'accord avec ça.
Il reste quand même que la formule de Mirbeau est ambigüe! Passons.
Une autre question se pose; ce sont les relations entre savoir et pouvoir!
Car si le savoir peut permettre d'acquérir plus de pouvoir sur son entourage immédiat ou plus lointain, il ne suffit pourtant pas pour que ce pourvoir puisse concrètement s'exercer.
Pour que le ciment prenne il faut bien d'autres ingrédients tels que : l'égocentrisme, l'opportunisme, le calcul, la mauvaise foi, le mépris même...etc...
"Ni foi, ni honneur, ni envie de bien faire" comme disait mon grand-père, parlant des hommes politiques!!!
Ceci pour apporter un petit coin de ciel bleu à une journée qui en manque singulièrement!
Allez salut Fabrice.
ARCANE 17
mardi 27/05/2008 à 10:24
Tout dépend du sens donné au mot "savoir". Bizarrement, je n'ai jamais associé ces deux mots. Le savoir est à mes yeux ce qui permet de se libérer des contingences du pouvoir (là aussi il convient de définir ce qu'on entend par "pouvoir") Par pouvoir, j'entends tout le système coercitif, l'autoritarisme qui, peu à peu, réduit le champ du savoir ; seules comptent les données pragmatiques qui ont pour but de former les individus au bon fonctionnement des exigences du système actuel. Mais le pouvoir, ce peut être aussi une volonté tendue vers une libération totale des dites contingences, un pouvoir pour arriver à la négation du pouvoir, en somme. Cela dit, je garde des réserves, car cela me fait penser à la notion de dépérissement de l'État si cher au marxisme. Lorsqu'un État est institué, jamais il ne dépérit, c'est le peuple dans sa grande majorité qui en subit les conséquences.
arlequin
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mercredi 28/05/2008 à 10:20
Pour illustrer la relation savoir-pouvoir, une petite anecdote me revient tirée du film de Sidney Pollack qui nous a quitté hier ("Out of Africa"): le chef du village explique qu'il a fait une marque sur la porte de sa case et lorsque les enfants l'atteignent, ils n'ont plus le droit de se rendre à l'école. On ne peut pas prendre le risque qu'ils en sachent plus que le chef!
Comme tu le dis, c'est en ce sens que le savoir est toujours subversif et la menace qu'il représente pour le pouvoir en place est à la mesure du contre-pouvoir qu'il est susceptible de générer... et surtout des moyens qu'il se donne pour remettre en cause les avantages dont bénéficient les privilégiés du système! Je pensais à ça en défilant, jeudi dernier, sous la flotte!!! Passant devant un petit père bedonnant, l'air narquois, bien abrité sous un grand parapluie, je me disais: "il a raison de se marrer, on est vraiment trop cons!!! et pourtant c'est cette impuissante connerie qui nous structure car elle donne du sens à notre "SAVOIR", celui qui nous a amené là, dans la rue, sous la flotte, à grelotter, tous ensemble!"
à + Fabrice et bonne journée.
ARCANE 17
mercredi 28/05/2008 à 20:53
"Tant va la croyance à la vie, à ce que la vie à de plus précaire, la vie réelle s'entend qu'à la fin cette croyance se perd" (A Breton Manifeste du surréalisme. 1924) C'est cette phrase d'amorce du manifeste qui m'est venue à l'esprit en lisant ton propos Arlequin.
arlequin
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vendredi 30/05/2008 à 09:46
non! non! pas encore tout à fait !!!
;-))))))))
ARCANE 17
vendredi 30/05/2008 à 10:03
Là Arlequin j'avoue ne pas te comprendre !
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